FOIRE AUX QUESTIONS

Tout le monde est-il hypnotisable ?

 

L’hypnose est un phénomène naturel qui consiste à conduire le sujet vers un état de conscience modifié.  <<Toute personne est hypnotisable mais pas forcément par vous ou par moi ou par le docteur x. Tout sujet  a le droit d’aller en transe avec l’opérateur de son choix… La relation personnelle qui s’établie entre l’opérateur et le sujet est d’une grande importance.  

Une bonne technique est toute technique qui permet à l’hypnotiste d’obtenir rapidement une  coopération convenable ….l hypnotiste compétant est celui qui est capable d’adapter sa technique aux besoins individuels de chaque sujet. C’est ainsi que certains sujets veulent être cajolés, et d’autres encore persuadés, d’autres guidés. D’autres sujets souhaitent dominer et placer l’hypnotiste dans un rôle d’assistant qui ne fait que les guider. Un bon hypnotiste modifie les détails de sa technique selon l’individu qu’il traite et l’adapte aux singularités de chaque personnalité.

Il y a bien des façons d’induire une transe. Tout ce que fait l’hypnotiste  c’est de diriger l’attention des patients sur leurs processus internes. Il y a différents niveaux de transes. Ceux- ci varient en fonction de la personnalité du sujet  et selon les besoins de la situation…. >> (Etudes par l’hypnose des processus psychodynamiques Milton Erickson Tome III page 17)

 

Qu’elles sont les indications et les contre-indications de l’hypnose ?

 

Voici quelqu’une des indications de l’hypnose relevé dans le rapport d’évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose de l’INSERM U1178 Santé Mentale et la Santé publique de Juliette Gueguen, Caroline Barry, Christine Hassler, Bruno Falissard

Avec l’expertise critique d’Arnaud Fauconnier et Elisabeth Fournier-Charrière  Paru en Juin 2015.

Hypnose

L’hypnoanalgésie est indiquée dans la prise en charge de la douleur.

L’hypnosédation est utilisée en anesthésie.

Le traité d’hypnothérapie rapporte que les indications de l’hypnothérapie sont « les mêmes que pour toute psychothérapie (phobies, conversions, troubles anxieux, troubles de l’assertivité etc.) » (p.15) (Bioy and Michaux 2007).

 

La liste n’est pas exhaustive en effet les champs d’applications de l’hypnose sont nombreux. L’hypnose est un outil merveilleux, très efficace pour les troubles psychosomatiques, certains troubles fonctionnels, des douleurs, des troubles psychologiques…pour faire simple

 

Accidents, Séparation, deuil, maladie,  cataclysmes, fait de guerres, fin de vie, perte et recherche d’emploi, prises d’otages, violences physiques ou psychologiques retraite, accident, agression, viol, traumatisme, Stress Post Traumatique, x examens et compétitions,  préparation préopératoire, accouchement, dentisterie, intervention chirurgicale, accompagnement postopératoire lutte contre la douleur, meilleure récupération, asthme, allergies, rhinites, sinusites, acouphènes, hyperacousie, perte du goût et de l’odorat , syndrome du côlon irritable…..

 

Insomnies, Phobies, Manque de confiance en soi, Anxiété, Burn Out, dévalorisation, angoisses, déprime, dépression, peurs, stress, sentiment de culpabilité, difficulté de concentration, indécision, blocage, surmenage, Timidité, difficulté à la prise de parole en public, difficultés sexuelles, éjaculation précoce ou prématurée, vaginisme , absence de désir, compulsions, addictions de type tabac, alcool, drogues , internet,  sexe , trouble du comportement alimentaire de type Hyperphagie, anorexie, boulimie, vomissements, excès de poids, physiques, hypocondrie, auto-sabotage… problèmes d’estime de soi, d’affirmation de soi, de préparation aux examens, gestion du trac dans le domaine artistique, , phobies, angoisses, obsessions, tocs, attaques de panique, troubles dépressifs et apparentés, harcèlements, surmenage professionnel,

 

Conflits, gestion du stress personnel et professionnel, difficultés relationnelles, conjugales, agressivité, difficulté d’affirmation de soi, peur de dire non, problèmes d’intégration, timidité, isolement, crise dans le couple ou dans la famille, dépendance affective, célibat mal vécu, harcèlement, difficulté dans le rôle de parent, relation au père et à la mère, phobie sociale, phobie scolaire, préparation aux examens et aux compétitions, naissance d’un enfant ou départ du nid familiale , énurésie, troubles du sommeil, des apprentissages, affirmation de soi, bégaiement, onychophagie, problèmes relationnels, manque de concentration, hyperactivité

 

Même si cette technique peut parfois beaucoup plus, il faut se rappeler que seul un médecin peut poser un acte médical et un diagnostic. Il est prudent de s’assurer que la personne traitée est médicalement suivie. N’hésitez pas à conseiller à vos clients de consulter leur médecin traitant. En aucun cas notre pratique ne se substitue à un traitement médical.

 

Les limites sont de ne pas traiter de sujets présentant des troubles psychiques graves de type schizophrénie, délires, client dissocié, les psychoses maniaco-dépressives, certains états limites qui peuvent mener à des bouffées délirantes ou qui présentent un risque de décompensations, psychopathes, pervers,. Ne pas traiter de patient souffrant d’épilepsie.

De même avec les personnes qui présentent des pathologies lourdes, des problèmes cardiaques, de l’asthme, etc.

 

Ne pas traiter d’enfant mineure sans la présence d’un parent adulte.

 

 

Est-ce que je vais dormir durant la séance d’hypnose ?

 

L’hypnose est un état actif propice au changement. Cette idée  que le sujet dort est   lié au fait que le terme Hypnose vient du grec Hypnos qui signifie sommeil. En réalité le sujet  hypnotisé peut être tellement  absorbé par l’expérience  qu’il est en train de faire qu’il peut donner l’impression à un observateur extérieur qu’il est en train de dormir. Certains clients ressortent parfois déçu de leur première séance d’hypnose car ils ont eu l’impression de tout entendre. L’hypnose dirige l’attention du sujet vers un soulagement thérapeutique.

 

Est-ce que je peux rester bloquer et ne plus sortir de Transe ?
 

Vous vous réveillez toujours au terme de votre nuit de sommeil n’est-ce pas ?….impossible de rester bloquer dans le sommeil. La transe hypnotique n’est pas un coma ni du sommeil c’est un état dans lequel  vous êtes sans même vous  en rendre compte et dans lequel vous entrez plusieurs par jour.  Voici  des moments au cours desquels vous pourriez entrer en transe.

-Vous êtes dans le train et vous regardez défiler le paysage et soudain vous êtes en train de rêvasser.

-L’anxiété vous gagne à l’approche d’un évènement ou une grande douleur peu vous plonger dans un EMC.

-Vous êtes un enfant et vous jouez avec votre ami imaginaire.

-Votre esprit s’échappe lorsque vous faites du sport ou lorsque que vous lisez.

-Vous prenez votre voiture et vous vous apercevez d’un coup que vous êtes déjà arrivé à destination.

Les états de transes sont un état naturel que vous produisez naturellement plusieurs fois par jour. Au vu des dernières découvertes au niveau Neurologique il semble qu’un individu entre en moyenne tous les 90 minutes dans un état de transe plus ou moins profond et ce que cela serait nécessaire à notre équilibre.  L’hypnose se sert de cet état naturel pour vous permettre d’accéder à votre inconscient. 

 Dans le cabinet de votre hypnothérapeute vous allez simplement l induire ou lieu de le laisser intervenir spontanément.

 

 

Qu’est-ce que je pourrai ressentir durant une séance d’hypnose ?

 

Chaque personne est différente et donc les ressentis sont très personnel il a été relevé que certains clients  peuvent ressentir un ou plusieurs signes énoncés dans ce tableau  en sachant qu’une transe hypnotique se vie différemment d’une fois à l’autre et que donc la liste n’est pas exhaustive

 

LES SIGNES DE TRANSES POSSIBLES VECUS EN INTERNE PAR LE SUJET

Distorsion temporelle. Le temps passé lors de la séance est vécu comme très long ou au contraire très court. 

L’impression de vivre une expérience irréelle, un peu comme dans un rêve

Le client oublie ce qu’il s’est passé durant une ou toute la partie de la séance.

Après la séance une sensation de flottement ou d’étrangeté dans la tête durant quelques minutes,

Le sujet entend tout ce que dit le thérapeute ou fait des va et vient entre moment de présence et absence

Lévitation d’une main, d'un bras parfois catalepsie…

Voir des couleurs, des formes, des symboles durant la séance.

Hallucinations olfactives, visuelles, auditives, ou kinesthésiques

Lourdeur ou engourdissement du corps. Le rythme cardiaque qui s’accélère légèrement ou se calme

Légèreté comme si la personne sortait de son corps ou légèreté de certains membres.

Impression de chaleur, ou de fraicheur, où de légèreté.

La perte de la sensation, ou de la position de son corps, la sensation que le volume du corps se modifie.

 

 

Qu’elles sont les signes extérieurs qui permettent de valider que vous êtes en transe Hypnotique ?

 

LES SIGNES VISIBLES DE TRANSES  PAR LE PRATICIEN durant une séance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce que je dois avoir les yeux fermés durant les séances.

 

Fermer les yeux n’est pas une nécessité, certaines séances peuvent se passer debout, ou assises, certaines personnes sont entièrement relaxées, et d’autres  restent tendues. Fermer les yeux  pour certaines personnes leur permet de mieux s’isoler du monde extérieur pour mieux coller à leur réalité intérieure.

Voyez ce que Milton Erickson disait dans Etude des processus psychodynamiques.

L’intégrale des articles de Milton Erickson tome III

 

<< A tout moment, on doit protéger les sujets en tant qu’individus ayant des droits, et se rendre compte que la situation hypnotique les met dans une apparente situation de vulnérabilité. Quels que soit le degré d’information et d’intelligence des sujets, que l’on s’en aperçoive ou non, le sujet s’interroge toujours sur ce qui va se passer ou sur ce qu’il peut ou non faire ou dire…. Il montre ce besoin de protéger, leur moi, et de montrer leurs meilleurs cotés. On doit donner convenablement cette protection au sujet tant à l’état d’éveil qu’en transe. La manière la plus élégante est de la donner ( la protection) de manière indirecte à l’état d’éveil et plus directement en transe. >>

 

De l’utilisation de tout comportement, spontané ou provoqué, des sujets pendant l’induction de transe.

 

<<Les techniques d’hypnose tournent souvent autour de ce que l’hypnotiste fait ou dit pour obtenir la transe et n’accordent pas de place suffisante à ce que les sujets font et ressentent. En fait le développement d’un état de transe est un phénomène intrapsychique, en, rapport avec des processus internes, et le rôle de l’hypnotiste n’est que de créer des circonstances favorables. C’est au thérapeute d’adapter la technique qu’il utilise afin quelle qu’elle soit conforme aux comportements particuliers du sujet. Interpréter exemple le désir du client de garder les yeux ouverts pendant la séance comme une résistance active à l’induction de transe serait une erreur : c’est plutôt l’expression d’une volonté de coopérer d’une manière qui corresponde à ses propres besoins. Il convient d’utiliser tout comportementtel qu’il se présente plutôt que le combattre ou le supprimer en le considérant comme une résistance. Reconnaitre les besoins des sujets et s’y plier, et utiliser leurs comportements ne constituent pas comme certains auteurs ont pu le dire des techniques non orthodoxes, il s’agit d’admettre simplement des conditions de fait, en s’appuyant sur le respect complet des sujets et des manifestations de leur personnalité.>>

 

 

 

Il faut avoir un certain don pour hypnotiser quelqu’un ?

 

Contrairement aux idées reçues, l'hypnose n’a rien avoir avec les pouvoirs mystiques ou la prise de contrôle sur l'esprit d'autrui. Comme quelqu’un apprend à lire ou à écrire  cela s’apprend. Chaque personne étant différente certaines apprendrons ou aurons au début plus de facilité que d’autres. L’état de transe étant un phénomène naturel, toute forme d’hypnose est en fait de l’autohypnose et personne ne peut être hypnotisé contre son gré. Il n’y a rien de mystique ou de magique dans tout cela.   

 

Sous hypnose l’hypnothérapeute peut-il me faire faire n’importe quoi ?

 

Cette idée fausse tire son origine dans les représentations qui ont été faites que ce soit dans les films ou lors de shows télévisés qui montre un hypnotiste qui semble exercer un pouvoir sur un sujet en apparence soumis.

Chaque personne garde son libre arbitre. Aucun hypnotiste ou hypnothérapeute ne peut vous faire faire quelque chose qui va à l’encontre de vos principes, de vos valeurs ou vous obliger à faire quelque chose que vous ne voulez pas faire. On ne peut pas forcer une personne à faire ce qu’elle ne veut pas. Au mieux, elle sortira brutalement de l’état d’hypnose lorsque vous lui suggèrerez quelque chose qui lui déplaît.

 

Il convient de faire la différence entre hypnose thérapeutique et hypnose de spectacle dont l’objectif est de faire rire, de vous distraire. Les Hypnotiseurs de spectacles sélectionnent des sujets volontaires, extravertis et qui sont disposés à faire tout ce que l’hypnotiseur leur dit de faire. Simplement durant la séance l’information est bien présente pour le sujet et l’inconscient ne permet pas à une suggestion de se réaliser si elle va à l’encontre de  son écologie ou, si elle présente un danger,  un problème moral ou physique pour la personne hypnotisée.   

 

 

Qu’elle est la durée d’une séance d’hypnose  et combien cela coute?

 

En général compter pour une première séance entre une heure et une heure trente. Il est possible pour les séances suivantes que ce temps soit raccourcis car l’Etat hypnotique est un apprentissage, en fonction de votre degré de réceptivité  il est possible que la séance soit un peu plus rapide. Compter pour les séances suivantes une heure en moyenne. En fonction des régions les tarifs vont de 60 euros à 130 euros.

 

Nous sommes dans le cadre de thérapies brèves. Par problématique. Il faut généralement compter de 1 à 10 séances.

 

 
Est-ce que je vais être couché pour la séance, et le Psychopraticien va t- il me toucher durant la séance ?

 

La plupart du temps le client est installé confortablement dans un fauteuil, il peut arriver de coucher un client lorsque celui-ci le demande  ou pour plus de confort mais sachez  que si le Psychopraticien pour certaines technique comme l’anneau gastrique hypnotique peut vous proposer de vous allonger cela se fera toujours avec votre accord.

 

Il peut arriver pour certaine technique comme les ancrages que le Psychopraticien soit amené à vous toucher l’épaule, ou le bras ou pour certaines autres techniques vous touche le poignet. Il se peut aussi qu’il soit amené à réaliser une stimulation bilatérale au niveau des genoux ou des épaules. Le Thérapeute vous  informe toujours avant son intervention qu’il va être amené dans le cadre d’un soutient thérapeutique à exercer une pression au niveau de vos épaules par exemple et  demande  toujours votre accord express.

 

 

Qu’est-ce qu’un Psychopraticien ?

 

Pour obtenir le titre de Psychopraticien, vous devrez suivre une formation complète à une méthode reconnue : gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, hypnose Ericksonienne, programmation neurolinguistique, approches psychocorporelles, mouvement oculaires  et avoir une supervision tout au long de votre pratique ; vous engager à vous conformer à la charte déontologie de votre profession et être accrédité par une commission nationale de pairs. Lorsqu’une école affiche la mention « formation certifiante », cela signifie qu’une attestation de formation est décernée à la fin d’un cycle de formation. Ces attestations ne sont pas reconnues par l’État, mais dans la plupart des cas par les fédérations d’une même méthode.

 

Plus votre Psychopraticien à de corde à son arc plus il pourra s’adapter à vos besoins et puiser dans les différentes techniques qu’il maitrise afin de vous accompagner et vous proposer la technique la plus adapté, la plus douce pour vous, et la plus rapide.

Chaque client a le droit à un soulagement rapide et la plus écologique pour lui de sa problématique.

 

 

Qu’est-ce que l’EMDR  (source rapport INSERM Juin 2015)?

 

Après une découverte fortuite en 1987 à propos de l’incidence des mouvements oculaires sur la diminution de l’intensité des pensées perturbantes, une psychologue californienne - Francine Shapiro- étudiera scientifiquement les effets des mouvements oculaires sur les victimes de traumatismes psychiques. La publication en 1989 dans le Journal of Traumatic Stress d’un essai contrôlé randomisé sur le SSPT portant sur un groupe de victimes de psycho-traumatismes de guerre et civils (Shapiro 1989) fera connaître l’EMDR.

 

Considérée comme une thérapie neuro émotionnelle, la thérapie EMDR est basée sur le modèle du traitement adaptatif de l'Information.

 

Développé dans les années 1990, ce modèle pose que –excepté les symptômes causés par des lésions organiques ou toxiques- les troubles en santé mentale trouvent leurs origines principales dans les souvenirs non correctement traités d’évènements survenus antérieurement.

Lors d’évènements de vie stressants ou /et potentiellement traumatiques, le système de traitement de l’information serait très perturbé par les surcharges d’informations cognitives, émotionnelles, sensorielles, somatiques qui surviennent lorsqu’un sujet est confronté à une expérience qui déborde ses capacités de gestion et d’adaptation ; les déséquilibres neuro hormonaux concomitants à cette exposition viendraient geler le système de traitement adaptatif de l’information en entrainant une sorte de « court-circuit de la pensée ».

Au lieu de se relier entre elles, pour que l’expérience soit intégrée et classée dans la mémoire autobiographique comme un épisode de vie, ces informations resteraient alors déliées. De ce fait, l’expérience resterait stockée dans le cerveau «en l’état» dans sa forme initiale avec ses composants délétères que constituent les pensées négatives perçues, les émotions perturbantes, les sensations corporelles douloureuses, les contenus sensoriels perçus au moment de l’évènement stressant ou traumatogène.

Les symptômes du syndrome de stress post traumatique (cauchemars, flashbacks, pensées intrusives) résulteraient de l’activation de ces souvenirs stockés de manière conjointe et dysfonctionnelles. Certains évènements du présent réveillant ces souvenirs constitueraient des facteurs déclencheurs.

L’EMDR permettrait d’accéder au souvenir bloqué et de stimuler le traitement adaptatif de l’information afin que les connexions et associations appropriées soient rétablies.

Il s’ensuivrait une métabolisation de l’expérience traumatique et un retraitement des souvenirs en question, qui migreraient alors d’une zone de stockage en mémoire épisodique et implicite à une zone de stockage en mémoire explicite et sémantique.  

 

A la faveur de l’activation d’un processus neuro émotionnel naturel (le traitement adaptatif de l’information), potentialisées par les stimulations bilatérales alternées (oculaires, tactiles ou sonores)16, les informations bloquées dans des réseaux de mémoire négatifs et dysfonctionnels responsables de l’émergence de symptômes seraient remises en mouvement et reconnectées aux informations positives contenues dans d’autres réseaux voisins issus d’expériences adaptatives. Ainsi s’il n’est pas possible de revenir sur les événements de vie traumatiques ou stressants, il est envisageable dans cette perspective d’en modifier le vécu et la perception. Ce traitement permettrait de modifier les expériences négatives (émotions, perceptions, ressenti physique, croyances) grâce aux liens établis avec des réseaux de mémoire positifs contenant des informations adaptatives de telle manière que les expériences de vie difficiles puissent devenir une source de force et de résilience (Shapiro 2014).

 

Qu’elles sont les mécanismes invoqués ?

 

Il existe un champ de recherche en neurophysiologie qui vise à explorer les mécanismes d’action de l’EMDR et à apporter des réponses aux hypothèses de fonctionnement du traitement adaptatif de l’information. Ces recherches interrogent notamment les effets des stimulations bilatérales alternées dans la dissolution des éléments sensoriels émotionnels et cognitifs bloqués.

Des études ont ainsi mis en évidence des effets physiologiques des stimulations bilatérales alternées : diminution de la fréquence cardiaque et respiratoire, en lien avec une activation du système nerveux parasympathique et une augmentation de l’activité des systèmes cholinergiques et une inhibition du système sympathique (Elofsson, von Scheele et al. 2008). Ces effets auraient une incidence sur la détente et la relaxation du sujet, ainsi que des effets sur la mémoire. Les stimulations bilatérales alternées amélioreraient la récupération de la mémoire épisodique (Christman, Garvey et al. 2003). Ces effets sur la mémoire peuvent aussi être mis en parallèle avec les effets connus des mouvements oculaires rapides intervenants pendant la  phase du sommeil paradoxal, qui facilitent l’apprentissage et la mémorisation des vécus (Smith and Lapp 1991). Par ailleurs, les mouvements oculaires réduiraient la netteté des  images et l’émotionnalité dans le syndrome de stress post traumatique (van den Hout, Muris et al. 2001; Barrowcliff, Gray et al. 30 2004).

 Enfin, une étude avec enregistrement électroencéphalographie a permis de montrer que les zones cérébrales activées évoluaient au cours du protocole EMDR : cortex orbito-frontal, préfrontal, cingulaire antérieur et cortex limbique à T0, puis cortex temporo-occipital à T1, suggérant qu’à la fin du protocole (après un traitement réussi) les évènements traumatiques étaient traités d’un point de vue cognitif (Pagani, Di Lorenzo et al.). De plus, une étude récente a également rapporté que des patients avec un syndrome de stress post traumatique, souffrant d’une augmentation de l’activité de l’amygdale gauche, du thalamus bilatéral, du précunéus droit, du noyau caudé droit ainsi que du cortex préfrontal ventromédian (en comparaison avec un groupe témoin) retrouvaient une activité normale dans toutes ces structures suite au traitement par thérapie EMDR (Khalfa, Elkhoury et al. 2012).

 

 

 

Indications de L’utilisation de L EMDR

 

On retiendra comme indication principale le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), indication pour laquelle l’EMDR a été la plus largement étudiée.

D’autres indications existent, qu’elles soient ou non associées à un état de stress post traumatique : dépression, troubles anxieux, symptômes psychosomatiques, conduites addictives, douleurs chroniques…

 

Santé mentale : Dépression, Troubles anxieux, Affirmation de soi/Estime de soi, Deuils bloqués, compliqués ou traumatiques

Troubles somatoformes et psychosomatique : Migraines, douleur chronique, douleur de membre fantôme, eczéma chronique, troubles digestifs, syndrome de fatigue chronique, crise psychogénique non épileptique…

Problématiques de dépendance, addictions

Troubles du comportement alimentaire

Troubles dissociatifs de la personnalité

Séquelles psychologiques et relationnelles d’abus sexuels et physiques

 

Au-delà, l’amélioration de la qualité de vie est également un des objectifs du traitement EMDR : « le traitement EMDR, outre la résolution des symptômes invalidants, majore les conduites d’adaptation et l’équilibre du sujet dans son environnement. Il favorise une amélioration de la qualité de vie des patients par des changements patents dans la réalité de la vie quotidienne et soutient des projections positives et optimistes vers l’avenir.» (Martine Iracane, communication personnelle)

 

 

Pourquoi me former à L’EMDR et à l’hypnose ?

 

Des points de convergence existent entre l’EMDR et l’hypnose. En particulier, l’approche hypnotique peut être impliquée et utilisée au cours de la thérapie EMDR pour induire un état modifié de conscience lors de la phase 1 et faciliter l’accès aux souvenirs anciens, offrir un lieu de sécurité au patient lors de la phase de préparation, favoriser la remise en route du traitement adaptatif de l’information lors de la phase de désensibilisation en cas de blocage etc… Par exemple, l’outil hypnotique permet d’engendrer un changement d’état favorable au ressenti de bien-être dans le présent. Ce ressenti de bien-être permet d’être exposé au matériel traumatique tout en gardant contact avec l’ici et maintenant sécure, ce qui évite le risque d’une retraumatisation. Les techniques d’hypnose permettent aussi de renforcer les dimensions de stabilisation du patient qui ne disposerait pas assez de ressources psychologiques pour mobiliser les informations positives nécessaires à l’activation efficiente du traitement adaptatif de l’information.

Des suggestions directes et/ou indirectes, l’emploi de métaphores, les techniques de dissociation, de contenance ou d’apaisement peuvent ainsi être utilisées au cours d’un traitement EMDR.